Leçon 11 : anatomie d'une cyberattaque — du XSS au vol d'identité
Jusqu'ici, tu as vu comment les attaquants exploitent les failles du réseau et de ses protocoles. Cette leçon monte d'un cran : comment les attaquants frappent directement les applications et les utilisateurs — via du code injecté dans un navigateur, une base de données nourrie de commandes étrangèr
En bref : le XSS injecte du code dans le navigateur de quelqu'un d'autre, l'injection SQL injecte des commandes dans une base de données, le buffer overflow écrit au-delà des limites de la mémoire pour détourner le programme — et tous les trois, chacun à sa manière, donnent à l'attaquant un contrôle qu'il n'aurait jamais dû avoir.
- Cross-Site Scripting (XSS)
- Injecter du JavaScript malveillant dans le navigateur d'un utilisateur légitime via un site vulnérable ; trois types principaux : Stored (stocké), Reflected (réfléchi) et DOM-based.
- Vol de cookie et détournement de session
- Voler l'ID de session d'une victime et l'implanter dans le navigateur de l'attaquant (pass-the-cookie), ce qui donne un accès complet au compte et contourne totalement le MFA — car l'authentification a déjà eu lieu.
- SQL Injection
- Injecter des commandes SQL dans un champ de saisie non filtré, parfois avec une expression comme ' OR '1'='1 pour contourner la vérification d'authentification.
- Buffer Overflow
- Écrire des données au-delà des limites de la zone mémoire (buffer) qui lui a été allouée, jusqu'à écraser l'adresse de retour (Return Address) et transférer le contrôle à du code malveillant (shellcode) planté par l'attaquant.
- Attaques basées sur les identifiants
- Une famille d'attaques qui exploitent les mots de passe : Brute Force (essayer toutes les combinaisons), Dictionary Attack (une liste de mots de passe courants), Credential Stuffing (réutiliser des paires ayant fuité), Password Spraying (un seul mot de passe contre beaucoup d'utilisateurs).